
A quelques jours du départ une certaine nostalgie m’envahit déjà. Plusieurs choses du Kivu vont assurément me manquer. Quelques impressions donc avant de quitter.
Le lac Kivu tout d’abord, sa majesté, ses îles, son aspect toujours changeant. C’est un panorama dont on ne se lasse jamais. Surtout à la tombée du jour lors de la sortie des grandes pirogues, ou tôt le matin vu de la résidence. Le lac ou j’allais nager chaque fin de semaine et observer les cormorans, les loutres et les martins-pêcheurs.

Les enfants congolais, leur sourire éblouissant malgré la misère, leurs salutations continuelles tout au long de la route, leur enthousiasme pour les photos.

Les amis congolais et autres amis expatriés de diverses organisations. Plusieurs de ceux-ci sont déjà partis vers d’autres cieux, pour d’autres contrats.

Bienvenu, un petit congolais au sourire magnifique. Sportif, fidèle partenaire de plongeon et de natation (rare pour un congolais). Ex-enfant de la rue qui a connu bien des aventures, malgré tout philosophe au grand cœur.

La résidence IRC (maison # 2) que j’ai longtemps partagée avec Isabelle, une jeune cambodgienne-américaine-française qui est devenue une amie. Les bons repas préparés ensemble (surtout de cuisine asiatique) et aussi les bons petits plats de notre chef Jean-Marie (ah! les frites, les gaufres belges et les crêpes du matin).

Nos deux vieux chiens Ben et Makala. Le potager ou j’ai réussi à faire pousser quelques légumes (et même de la roquette et des endives) avec l’aide de notre jardinier-ami Pierre.

Les fruits, les légumes toujours disponibles. Les maracujas, les mangues, les avocats et les petites fraises du Kivu…
La douceur d’un climat presque idéal (chaud le jour, frais la nuit) et la beauté des paysages de cette région.

L’architecture coloniale de Bukavu, ou ce qui en reste. Les grands jardins ou poussent toutes sortes de fleurs tropicales ou autres (en particulier ceux en bordure du lac).

La musique congolaise finalement, omniprésente et entraînante. Les congolais adorent danser. Et la musique religieuse du dimanche matin, les beaux chants en swahili provenant des multiples églises de Bukavu (de toutes les dénominations).

Oui j’ai déjà la nostalgie du Kivu malgré la misère, les guerres, l’insécurité, la corruption généralisée, le manque de gouvernance, l’impunité des élites, la violence faite aux femmes, les nombreuses magouilles. Et l’impression d’être parfois en plein moyen-âge (dans la campagne).

Les congolais savent malgré tout cela faire preuve d’une grande résilience et profiter de la vie. Car la débrouille (l'article 15) est ici une façon de vivre. Une leçon pour nous, habitants des pays plus riches, soi-disant plus développés, qui avons tendance à oublier l’essentiel.

3 commentaires:
Hallo there
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A bientôt, Claudine
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