mercredi 18 février 2009

Sri Lanka

Je suis maintenant au Sri Lanka et vous pouvez consulter mon nouveau blogue à cette adresse: http://lankaexpress.blogspot.com/
Au plaisir et à bientôt!

jeudi 28 août 2008

Kwa heri

A quelques jours du départ une certaine nostalgie m’envahit déjà. Plusieurs choses du Kivu vont assurément me manquer. Quelques impressions donc avant de quitter.
Le lac Kivu tout d’abord, sa majesté, ses îles, son aspect toujours changeant. C’est un panorama dont on ne se lasse jamais. Surtout à la tombée du jour lors de la sortie des grandes pirogues, ou tôt le matin vu de la résidence. Le lac ou j’allais nager chaque fin de semaine et observer les cormorans, les loutres et les martins-pêcheurs. Les enfants congolais, leur sourire éblouissant malgré la misère, leurs salutations continuelles tout au long de la route, leur enthousiasme pour les photos.Les amis congolais et autres amis expatriés de diverses organisations. Plusieurs de ceux-ci sont déjà partis vers d’autres cieux, pour d’autres contrats. Bienvenu, un petit congolais au sourire magnifique. Sportif, fidèle partenaire de plongeon et de natation (rare pour un congolais). Ex-enfant de la rue qui a connu bien des aventures, malgré tout philosophe au grand cœur.La résidence IRC (maison # 2) que j’ai longtemps partagée avec Isabelle, une jeune cambodgienne-américaine-française qui est devenue une amie. Les bons repas préparés ensemble (surtout de cuisine asiatique) et aussi les bons petits plats de notre chef Jean-Marie (ah! les frites, les gaufres belges et les crêpes du matin). Nos deux vieux chiens Ben et Makala. Le potager ou j’ai réussi à faire pousser quelques légumes (et même de la roquette et des endives) avec l’aide de notre jardinier-ami Pierre. Les fruits, les légumes toujours disponibles. Les maracujas, les mangues, les avocats et les petites fraises du Kivu…
La douceur d’un climat presque idéal (chaud le jour, frais la nuit) et la beauté des paysages de cette région. L’architecture coloniale de Bukavu, ou ce qui en reste. Les grands jardins ou poussent toutes sortes de fleurs tropicales ou autres (en particulier ceux en bordure du lac). La musique congolaise finalement, omniprésente et entraînante. Les congolais adorent danser. Et la musique religieuse du dimanche matin, les beaux chants en swahili provenant des multiples églises de Bukavu (de toutes les dénominations). Oui j’ai déjà la nostalgie du Kivu malgré la misère, les guerres, l’insécurité, la corruption généralisée, le manque de gouvernance, l’impunité des élites, la violence faite aux femmes, les nombreuses magouilles. Et l’impression d’être parfois en plein moyen-âge (dans la campagne).Les congolais savent malgré tout cela faire preuve d’une grande résilience et profiter de la vie. Car la débrouille (l'article 15) est ici une façon de vivre. Une leçon pour nous, habitants des pays plus riches, soi-disant plus développés, qui avons tendance à oublier l’essentiel.

vendredi 22 août 2008

Retour sur les hauts plateaux

Je suis retourné pour une dernière fois la semaine dernière sur les hauts plateaux de Minembwe et d’Itombwe. Une dernière visite avant mon départ de la RDC.Cela m’a permis de régler quelques contrats de construction et en particulier des travaux d’urgence au Centre de Santé de Bigaragara. Aussi des améliorations à notre base de Mikenge et en particulier une nouvelle latrine et une douche (pas un luxe - voir photo de l'existant). Ce fut une occasion d’admirer à nouveau la beauté de cette région et de revoir des amis là-bas. Je m’y étais rendu par un vol nolisé de Air Serv (avec un chargement de médicaments) après avoir tenté, mais en vain, d’y parvenir avec un hélicoptère de la MONUC. Ici vous voyez le déchargement des médicaments dans la joie et en musique (merci IPod!)
Je vous montre quelques autres photos de cette magnifique région.Digue et canal réalisés par les chercheurs d'or nombreux dans la région.Feux de brousse provoqués par les habitants pour faire des paturages (un problème écologique!) Il y a beaucoup d'élevage sur les hauts plateaux (surtout des vaches).
Habitat traditionnel des banyamulenge
Et mes amis de toujours!

mercredi 20 août 2008

Au revoir Congo!

Juste un petit mot pour vous informer que je m'envolerai bientôt vers d'autres cieux... J'ai accepté en effet un nouveau contrat au Sri Lanka, avec la Fédération internationale de la Croix-Rouge. Je quitte donc la RDC le 30 août prochain pour Genève. Puis je passerai quelques semaines au Canada, le temps de faire les examens médicaux, recevoir quelques vaccins et de régler les formalités du visa. Je devrais être à Colombo vers le 1er octobre. Je compte bien continuer ce blogue là-bas ou en créer un nouveau. Je vous tiendrai au courant.

lundi 28 juillet 2008

Les dhows de Lamu

Les dhows (ou boutres en français) sont des bateaux traditionnels de la côte orientale africaine. Il s’agit de navires de bois, de plus ou moins fort tonnage, et gréés d’un ou deux mats portant chacun une voile trapézoidale dite latine. Ces voiliers ont été popularisés par les navigateurs arabes dans tout l’océan Indien. On les retrouve en Afrique de l’est, de la Somalie jusqu’au Mozambique. Les plus connus sont probablement ceux de Zanzibar.A Lamu les dhows sont généralement d’assez petite dimension et n’ont qu’un seul mat. L’équipage est constitué la plupart du temps de deux ou trois personnes seulement. Ils sont construits (et réparés - ci-haut activités de calfatage) localement à Lamu même et à Shela. Ils servent pour la pêche, pour le transport des marchandises et des matériaux de construction (sable, blocs de corail, ciment et autres items) mais aussi des passagers. Traditionnellement à voile, ils utilisent maintenant souvent un moteur d’appoint. Le dhow de Lamu a généralement une poupe carrée (ou en tableau) alors que celui du Mozambique, beaucoup plus large, présente une poupe effilée. Il me semble beaucoup plus élégant. Depuis quelques années il a été importé à Lamu et il est maintenant construit localement. On s’en sert surtout pour les mariages et pour promener les touristes. Une croisière en dhow fait d’ailleurs partie des activités obligées de tout bon visiteur sur cette île. Il est particulièrement agréable de dériver doucement en fin de journée en observant la mangrove, les installations des tailleurs de corail ou le coucher de soleil sur Lamu.

mardi 22 juillet 2008

Shela

Shela est un petit village situé à proximité de Lamu. J’y ai habité lors de mon séjour sur la côte kenyane. Une amie de MSF m’avait recommandé une maison ou je pouvais louer à bon prix une chambre agréable avec une salle de bain et un grand balcon offrant une vue sur la mer.

En fait Hamid, le propriétaire, loue 3 chambres sur deux étages et habite en dessous. Comme la plupart du temps j’étais seul (la saison touristique commençant à peine) j’ai pu profiter des deux étages et d'une petite cuisine (sous le makuti). Un endroit bien sympathique, en plein village.

Shela était à l’origine un village de pêche traditionnel swahili ou l’on construisait des dhows. Son caractère a passablement changé avec l’arrivée de riches touristes étrangers (surtout européens) qui y ont acheté ou construit des résidences secondaires.


Cependant l’endroit a conservé un certain charme avec ses ruelles labyrinthiques, ses chats et ses ânes, ses portes sculptées et son architecture qui respecte somme toute assez bien le caractère du lieu.


Les mosquées y sont nombreuses et l’une d’elles est dotée d’un singulier minaret en forme d’ogive. Il m’a d’ailleurs rappelé une mosquée que j’avais photographiée au Yémen.


La réparation et la construction des dhows font toujours partie des activités locales. On peut observer plusieurs artisans à l’œuvre sur la plage.


Le grand attrait de Shela réside sans doute dans sa plage déserte de quelque 12 km de long, bordée de dunes de sable. On peut s’y promener en toute liberté sans presque jamais voir âme qui vive.


Seulement des ânes de temps en temps (chargés de sable), des vaches (eh oui) et même quelques dromadaires. Et même des tortues qui avaient été apportées de l’île voisine pour fins de marquage et d’identification.


Au début de la plage on peut observer une espèce de fort médiéval qui, je l’apprendrai bientôt, est en fait la résidence privée d’un riche kenyan qui (malgré les apparences) a été construite récemment. Une vision assez surréaliste!

En face de Shela (sur Manda Island) on aperçoit plusieurs résidences imposantes d’architecture plutôt éclectique.

On me dira qu’il s’agit de maisons construites pour de riches étrangers, industriels français, réalisateurs italiens ou banquiers espagnols. Ces maisons jouissent d’une plage pratiquement privée. En terminant voici une photo de Shela mais vue de l'intérieur de l'île.